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Pour information:
l'article ci-dessous paraîtra le 25 sur mon blog...
------------------------------------------------------------------------------------"féminisme" libéral.
Une
lutte est nécessaire pour vaincre le proxénétisme
et toute forme d’esclavage sexuel. Ce problème n’est
pas différent d’autres esclavages qui continuent dans
certains pays. La défense des prostituées libres et
indépendante
est aussi un moyen de lutte contre ces pratiques. Des lois, une réglementation
permettraient sans doute de sévir contre la monstruosité de
l’abattage ou des passes sous contrainte. De la colonisation
des filles africaines. De l’esclavage des filles de l’Est.
Pour ce qui est des prostituées libres, il demeure étonnant
que devant des femmes indépendantes, gérant leur vie et disant « mon
corps est à moi », un déferlement de philogynes osant
se dire « féministes » proteste. La raison en est, encore
et toujours, la honte sexuelle moraliste et le mépris du désir
masculin. Voire de l’homme même, toujours considéré comme
INDIVIDUELLEMENT responsable du pouvoir masculin, ou plutôt de ce
qu’il en reste en Europe : une prédominance qui, souhaitons-le,
va disparaître. Au sexisme dont les manifestation ressemblent à celles
du racisme des philogynes, répond leur volonté de ne pas
laisser la parole aux prostituées libres. Car il y a, pur ces philogynes,
une réelle menace identitaire, une réelle possibilité de
remise en question de l’idée qu’elles ont des femmes,
des représentations qu’elles se font d ’elles-mêmes.
Avec le refus de se rendre compte qu’un rapport réellement
marchand est égalitaire et que sa réalité est moins
perverse que les autres rapports humains qui métaphorisent la marchandise
en la rendant plus diffuse, plus aliénante sous prétexte
d’amour. Alors que le divorce et a séparation deviennent de
plus en plus inévitables.
Il y a là une représentation active du nouveau visage du
libéralisme : le primat de l’émotion, l’ « indignation
vertueuse », la « performance émotive » qui ne
cachent, quel que soit le discours, qu’une mentalité n’admettant
pas qu’on puisse désire le sexe pour le sexe en refusant « l’amour
obligatoire » du couple ordinaire qui est presque toujours un mensonge.
Stendhal disait que beaucoup n’aimeraient pas, ne seraient pas amoureux
s’ils n’avaient pas entendu parler de l’amour. Et l’ « amour
obligatoire » est un facteur de malheur aujourd’hui inévitable.
Il faut que l’amour devienne une possibilité. Mais pas le
fondement d’une société hypocrite qui en a fait un
commerce sentimental, affectif, économique qui ne dit pas
son nom.
Le mouvement des prostituées (lesputes.org entre autres) remet en
question cet état de fait d’une façon inacceptable
pour les exploiteurs et exploiteuses de l’amour institutionnel, néo-capitaliste
et libéral.
De plus, il attaque directement, et efficacement si on l’écoute,
la vieille prostitution criminelle et esclavagiste. Et c’est aussi
cela qui déplaît : il n’y aurait plus de raison de s’indigner
si ce mouvement réussissait et ce serait un coup terrible à la
victimisation générale de toutes les femmes qui existe complaisamment
en exploitant le fait que certaines- beaucoup- sont réellement victimes.
L’amalgame entre une prédominance masculine et le statut universel
de victime des femmes est une tromperie venant de femmes non-victimes et
exerçant un pouvoir. Il est indigne qu’une bourgeoise du monde
capitaliste s’identifie à une femme battue de milieu défavorisé ou
a une femme exploitée de pays instable et à force densité religieuse.
Chez les hommes, les patrons ne s’identifient pas aux prolétaires
: ce serait considéré comme ridicule et inconvenant.
La question que pose la prostitution libre « entrepreneuriale » en
tant que profession libérale « comme une autre » ne
peut que combattre tout une série de mentalités et de représentations
réactionnaires voulant faire croire, à la façon du
libéralisme guerrier, colonial et assassin, qu’elles luttent
pour la liberté. En attendant, il demeure insupportable qu’une
femme libre se prostitue en disant »mon corps est à moi ».Mais
on admet qu’une ouvrière, une infirmière soit exploitée
d’une façon ignoble, parce qu’il ne s’agit pas
de sexe. Les tabous sexuels sont complices de l’exploitation des
femmes. Comme de l’aliénation des hommes. Ces rapports sociaux
malsains doivent disparaître. Comme une certaine exploitation idéologique
du fait féminin, parfois appelée « féminisme » et
qui finit par nuire aux femmes. On ne peut vouloir l’égalité de
sexes en occultant la parole de certaines femmes pour des raisons morales
prétendument charitables ou « sociales » et « politiques »… Ce
libéralisme larvé nuit à l'entreprise individuelle
que le vrai lmibéralisme encouragerait plutôt, et que l'égalité ne
peut combattre sous peine de se nier. Il ne peut que créer
des lobbies, clandestins ou non, de traite et d'exploitation des
femmes.
En attendant, le proxénétisme, la traite, l’esclavage
sexuel se portent bien. Très bien. Comme toutes les violences
faites aux femmes!
orlando de rudder [orlando.de-rudder@wanadoo.fr]
Bonjour à tous et à toutes,
Faut-il reconnaitre la prostitution comme un corps de métier et
ainsi reconnaître des droits pour ses travailleurs ?
... Voilà une question qui m'interroge en tant que femme visant à l'émancipation
au respect de mes paires et de moi-même : les femmes. Je refléchis
en m'appuyant sur mes valeurs, les représentations sociales et les
préjugés que j'ai du monde de la prostitution. De plus vue
que je fais partie du sexe "dit faible" je m'identifie assez
vite. Mon "imagination" donne traits à une femme, icône
du machisme, violentée et méprisée. Une Marie-Madeleine
conspuée par la société, traquée par son organisation.
Dans ma tête je vois des images issues de fictions télé,
films et autres reportages ou documentaires. Elle se mèlent à mes
idéaux , mes théories plus ou moins fantasques, au sujet
d'une société meilleure, plus humaine ... Cette femme je
crois pouvoir la deviner, comprendre son parcours, ses douleurs ... Je
ne peux la concevoir autrement qu'en victime ... et par conséquent
je ne conçois à aucun moment cette femme comme un individu à part
entière ayant son propre libre arbitre ! (.........d'aillleurs il
vous suffira lecteur de revenir au debut de ce billet pour vous rendre
compte que je ne parle qu'à la première personne : "JE
réfléchis, JE pense, JE m'identifie, JE vois, JE crois...!).
Non pris en compte, ignorés ou bettement rabroués par les
gouvernements successifs, les individus en première ligne : les
prostitué(e)s n'ont que des devoirs vis à vis de l'état
mais pas de droits. Un tel système peut laisser supposer l'éxistence
d' abus de toutes sortent envers les plus vulnérables. Et ceci à l'interieur
comme à l'exterieur d'un milieu marginalisé à l'extrême
sur lequel se projètent les fantasmes de chacun. Une projection
qui met, une fois de plus, des êtres humains en position d'objets
(sexuel entre autres), sans pensé ni volonté propre. Il faut
dire qu'il est difficile de concevoir comme être pensant et ayant
droit de cité un individu souvent bailloné, sans identité,
sans aucune reconnaissance, sans même le droit d'éxister comment
se construire et avancer dans sa vie ? Le monde de la prostitution est,
semble-t-il plus complexe, que vous et moi ne pensons. Les tenants et les
aboutissant de ce marché on beau échapper à notre
compréhension, déroger à nos principes, ils n'en reste
pas moins que ce système d'offre sexuelle organisé existe.
Le "métier le plus vieux du monde" est pratiqué par
des milliers de personne mais ces derniers n'ont jamais bénéficié d'
avancées sociales dans le cadre de leur pratique professionnelle.
Je l'avoue (amusant choix de mot, n'est-ce-pas ?, j'"avoue" :
malgré mon "intellectualisation" ma culture judéo-chrétienne
influence, plus ou moins consciemment, mon discours). Donc je disais :
je l'"avoue" "je suis pour que le métier de praticien
du sexe soit reconnu. Je (me permet) de penser que tout individu, quelque
soit ses choix, ses actes à le droit au respect, à la reconnaissance
et à être protégé. Je suis pour plus de transparence
sur ces pratiques et leur organisation (mais pas dans un objectif de fichage).
Je suis tout simplement pour permettre aux prostitué(e)s de se faire
une place dans la société et d'y être en sécurité....
et je pense en cela tenir un propos féministe ... entre autres.
Bon courage et ce n'est qu'un début, continuons le combat !
BRAVO ET FELICITATIONS pour vos action, votre engagement,
le site...
pensées solidaires et amitiés de l'association ASPASIE à Genève
Bravo pour votre site et pour votre action...
N'hésitez pas à me contacter (à ce mail) si vous menez
des actions de type pétition.
Etes vous en contact avec les syndicats de salariés "normaux" ?(pardon
pour ce terme mais vous voyez ce que je veux dire...) Il me semble que
la défense des travailleurs, du sexe comme du reste, ne peut que
concerner tous ceux qui se battent pour le rspect des travailleurs, de
leurs conditions de travail, de leur protection sociale et je pense que
la solidarité inter-professionnelle ne doit pas exclure les plus
fragiles.
De tout coeur avec vous !
Albert ROSSE
Bonjour,
J'ai lu avec intérêt quelques textes de votre site, qui est
passionnant. Une remarque cependant: le format des pages rend la lecture
très difficile, c'est gênant (peut-être est-ce prévu
pour les écrans 19 pouces, mais ce n'est pas le cas du mien). Une
question sinon: je n'ai pas trouvé la raison pour laquelle vous
insistez tant sur le E. Ne parlez-vous que de la condition des putes féminines?
Pourquoi exclure les hommes? Ou est-ce pour une autre raison? Merci de
m'indiquer où se trouve l'explication dans le site. Bon courage
pour la suite
Caroline du Crest
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,
Je vous envoie ce mail pour vous apporter mon soutien,
aussi dérisoire soit il, concernant votre action, et
je dirais même, votre combat.
Combat pour ce qui semble pourtant à tous une
é
vidence, l’égalité des droits.
Egalité des droits qui s’envole comme par enchantement
lorsque la question est posée pour les prostituées,
putes, trav, pédés, trans, gouines ou autres termes
sensés être péjoratif…
Dans notre société bien pensante, se clamant terre
des droits de l’homme, on fait usage de discrimination
en plein jour, sans que grand monde y trouve à redire…
Je tiens à vous dire, que bien que n’étant pas pute
moi même, je souhaite qu‘enfin votre métier soit
pleinement reconnu.
Car, oui, il s’agit bien à mon sens d’un métier
qui ne s’improvise pas, qui s’apprend tout comme j’ai
appris le mien. Parce que je ne voit pas au nom de quel morale, de quel
droit et de quel tribunal, derrière le mot pute devrait se trouver
une infamie, pourquoi il ne pourrait y avoir une identité, une fierté…
Sachez aussi que je ne suis pas seule à le penser, et
que votre action est tout sauf vaine.
Avec toute ma sympathie,
Amandine Granet
Felicidades y toda nuestra admiración desde Barcelona
L.I.C.I.T.
Une petite bafouille sans prétention pour vous soutenir
dans une démocratie ou l'interdiction est le maitre mot
Courage et sincères amitiés
Sergio Monhadge
Sur le trottoir
Vous, femmes que l’on dit vénales
Montrées du doigt par la société
A qui il est reproché, quel scandale,
D’exercer le plus vieux des métiers
Aguicheuses à la tenue provocatrice
Au déhanchement trop langoureux
Que l’on accuse de tous les vices
Et d’aimer les mœurs les plus honteux
De ces bourgeoises mal baisées
Qui vous jalousent secrètement
Et ne peuvent que vous reprocher
De prendre leur mari pour client
Ce qu’elles trouvent choquant
Non pas de vous faire payer
Mais du choix de vos amants
Que patiemment vous écoutez
Combien d’hommes dans vos bras
D’avoir confessé leurs lourds secrets
Bien que n’étant pas venus pour cela
Sont pourtant repartis fort soulagés
Un jour sûrement je vous rendrais visite
Ayant vaincu les carcans de mon éducation
Aller viens mon chéri comme vous dites
Par une passe succomber à la tentation
Sergio Monhadge
Finalmente si rompe il silenzio. Dieci, cento, Mille Pute
Pride. Tutte le/i trans del MIT (Movimento Identità Transessuale)
ne sono orgoglios*
Porpora Marcasciano
Congratulations to everyone in Paris and Toulouse I am sorry
to have missed the celebration of our whore pride. Bravo, Brava!
Petra